Pour la 4° année consécutive, Meaux accueille le tour préliminaire de la coupe d'Europe des Clubs Champions de basket handisport. Même si l'évènement a été rebaptisé cette année Euroligue 1, rien n'a changé… C'est toujours l'anti-chambre de la phase finale d'une coupe européenne. Et comme chaque année, on a envie de comparer avec d'autres sports.
S'il s'agissait de foot, l'évènement serait retransmis sur les plus grandes chaînes télévisées, l'argent des sponsors et autres partenaires de clubs couleraient à flots. Oui mais voilà, ce n'est pas du foot. La performance sportive est pourtant la même, l'engagement des joueurs aussi intense.
Et la comparaison est d'autant plus vraie que la France est en retard par rapport aux autres pays européens qui ont fait du basket handi un sport professionnel.
Dans certains clubs et notamment en Turquie, il n'est pas rare que les joueurs en fauteuil gagnent 5 000 à 7 000 euros par mois. Dans notre bonne vieille France, le professionnalisme est loin d'être à l'ordre du jour. Ce Week-End, sur le parquet du Gymnase Tauziet, les meldois ne joueront pas dans la même cour que leur homologues italiens, espagnols et même anglais.
Gare aux Italiens …..Sans une once de jalousie on finit un jour par être fataliste, ils donneront le meilleur d'eux mêmes pour satisfaire le public et gagner le droit d'atteindre la phase finale de l'Euroligue 1 programmée du 30 avril au 3 mai en Allemagne.
« On est habitué à cette différence de traitement entre pays. C'est ainsi et nous n'avons pas d'esprit revanchard. Ce qui nous motive, c'est la coupe, l'aspect sportif. On a envie de bien faire et on s'est donné tous les moyens pour faire le mieux possible et finir dans les deux premiers de la poule » commente à l'unisson le dévoué président Christian Roussel et la non moins passionnée vice-présidente Gwenaelle Chazot.
Ce week-End, Meaux devra donc affronter deux équipes italiennes, une équipe espagnole et une formation anglaise. Les deux premiers du groupe gagneront leur place en phase finale, le 3° pourra se consoler en Euroligue 2 et le dernier n'aura plus qu'à sortir son mouchoir.
Si les équipes italiennes sont de sérieuses rivales, Meaux n'affiche pas d'inquiétude particulière …. « Oui nous devrons être vigilants et gagner un maximum de matches mais, par rapport à l'an passé (Pour rappel : Meaux s'était qualifié pour la phase finale de l'épreuve avant de terminer 4° sur 8 de l'épreuve), nous nous sommes renforcés ce qui nous donne plus de combinaisons de jeu possibles. Et puis les joueurs ont encore progressé. S'il fallait résumer, nous avons un meilleur collectif, plus équilibré.
Ajoutez un état d'esprit très soudé, presque familial, un coach qui vient du basket valide où il officia en N3 et Meaux a de sérieux atouts pour gagner sa qualification cette année encore.
Le Public 6°…. HommeD'autant plus que la formation de Robert Blondeau jouera à domicile. Un sacré plus pour le tandem Toussel-Chazot : « Et dans tous les domaines ». Maintenant nous sommes rodés et l'organisation se passe très bien. Cela nous coûtes 25 000 euros mais c'est moins que si nous étions obligés de nous déplacer. La mairie nous aide tout comme le Conseil Général et les sponsors. On peut également compter sur Marne et Morin qui assurera gratuitement le transport des équipes depuis l'aéroport. De même, les centres Le Brasset et Foucault pour assurer les navettes entre l'hôtel et le gymnase. Au-delà de tout ça, jouer devant son public est forcément un atout supplémentaire. Ils étaient 1200 l'an dernier et on espère qu'ils seront encore plus cette année.
On invite d'ailleurs tous les profs de sport à emmener leurs élèves samedi matin pour leur montrer ce qu'est une rencontre handisport.
La première fois, on est très surpris par la vitesse de jeu autant que par l'engagement physique.
Article tirer du journal "La Marne" écrit par la journaliste "Carine Babe"..
Alors si vous êtes en région parisienne ce week-end,
n'hésitez pas à aller encourager
le CS Meaux, le spectacle est garanti.